Initiating a new process to connect research and citizenship
Reference Number
27
Theme of the outcome
Others and/or Cross-thematic
Description of the outcome
Intervenants : Frédéric Sultan (Vecam, FSM S&D), Michael Reinsborough (« engineering social change from the grassroots »), Reiner Braun (INES), Jean-Paul Lainé (FMTS, SNESUP, FSU), Janine Guespin (Espace Marx, Transform !), Patrick Mulvany (Practical Action), Tanay Sidki Uyar (Eurosolar)
Modérateur : Fabien Piasecki (Fondation Sciences Citoyennes, FSM S&D)
Nombre de participants : entre 50 et 70
Cet atelier a été le résultat d’une fusion entre l’atelier que FSC avait proposé sur le FSM S&D et d’autres ateliers sur la science et la technologie abordant des questions plus spécifiques.
- Présentations thématiques
➢ Tanay Sidki Uyar sur les technologies obsolètes en Turquie et l’implication citoyenne dans les choix écologiques.
➢ Patrick Mulvany sur la souveraineté alimentaire et le fait que cette question doive faire partie intégrante du FSM S&D.
- Sur le processus FSM S&D proprement dit
➢ Frédéric Sultan a fait une présentation exhaustive de ce qui a été fait jusqu’ici pour faire avancer l’initiative (historique de l’initiative autour de l’appel lancé l’année dernière, rencontre avec le Conseil international du FSM, participation à différents forums pour présenter l’initiative, ambitions politiques de l’initiative, début de structuration des activités FSM S&D à Belém, présentation du site…)
➢ Janine Guespin a évoqué l’indispensable travail sémantique à effectuer à Belém autour des notions de science, de société, de démocratie, de participation…
➢ Jean-Paul Lainé a mentionné le difficile travail de sensibilisation des syndicats de l’enseignement supérieur et de la recherche sur ces questions mais a réaffirmé sa volonté de s’impliquer plus avant dans l’initiative FSM S&D notamment en sensibilisant ses collègues européens et en proposant des activités sur place.
➢ Reiner Braun s’est ensuite fait l’ambassadeur du FSM S&D. Il a rappelé que les questions liées aux savoirs indigènes, à la science « pré-occidentale », à la place de la science et technologies orientées vers la recherche militaire devront être traitées à Belém.
➢ Michael Reinsborough, en « grassroots’activist », a, quant à lui, relevé un certain nombre d’idées reçues sur les sciences et techniques, notamment autour de la notion de progrès.
- Échanges avec la salle
L’essentiel des débats a porté sur le rôle crucial de l’éducation aux sciences et techniques (du primaire à l’universitaire), sur la question des genres dans le monde de la recherche (et celui des ingénieurs et techniciens), sur la participation citoyenne aux choix scientifiques et enfin sur le rôle à jouer par les ONG dans leur prise de position vis-à-vis de la recherche.
➢ François Auguste, vice-président de la région Rhône-Alpes délégué à la démocratie participative, invité à participer à notre atelier par Chico Whitaker, a présenté les initiatives qu’il essayait de mettre en place dans la région de Grenoble sur la question des nanotechnologies notamment (en organisant des panels dont une partie est tirée au sort dans la population) et en a profité pour nous dire qu’il souhaitait s’investir dans le processus du FSM S&D.
➢ Des enseignants en sciences et en philosophie (Italie, Suède, France) se sont interrogés sur la manière dont étaient présentées les sciences et techniques en milieu scolaire et universitaire (pas d’approche épistémologique ou historique, absence de regard critique sur les technologies, la science et leurs usages).
➢ Des universitaires scandinaves ont évoqué le problème des genres dans la recherche (surreprésentation de la gente masculine dans les instances décisionnaires et dans les laboratoires).
➢ Jean Kister (SNTRS-CGT) a appelé les ONG à faire preuve de discernement quant à leur critique du monde de la recherche : détacher la question des risques des questions structurelles (conditions de la recherche, financement, relation avec le privé…), ne pas amalgamer la recherche fondamentale et la recherche appliquée. Malgré ces remarques, il s’est dit, au nom de son syndicat, emballé par l’initiative FSM S&D si elle ne se limite pas à une confrontation avec les chercheurs.
- Bilan
Le FSE a été l’occasion de raccrocher aux wagons du FSM S&D des organisations qui s'en étaient éloignées. C’était notamment le cas pour les syndicats mais aussi pour INES dont le board avait été très déçu de ne pas voir ses propositions (concernant la paix et la guerre) dans l’appel. Jean-Paul Lainé et Reiner Braun, pour ne citer qu’eux, sont vraiment prêts à répercuter l’initiative dans leurs réseaux et même à réfléchir au processus. Ils ont été favorables à la tenue d’une réunion de travail à Paris au début du mois de novembre. Par ailleurs, Michael Reinsborough mais aussi et surtout Friends of the Earth ont décidé de s’investir dans le processus proprement dit. Les rencontres effectuées à Malmö ouvrent des perspectives intéressantes pour le FSM S&D : réseaux, positionnement politique, pérennité du processus...
Interactive space where to develop this outcome/proposal
Contact information for this outcome
Contact 1:Fabien Piasecki mail: fabien.piasecki (at) sciencescitoyennes.org |
Contact 2:Frédéric Sultan mail:fredericsultan (at) gmail.com |


